Si c'est un homme – Primo Levy
Il y a des livres qui vous marquent et "si c'est un homme" fait parti de ceux qui m'ont le plus touché et que j'ai le plus relu. Primo Levy à réussit grâce à une narration bien particulière à détailler l'inexplicable histoire des camps de concentration en faisant passer le lecteur du sourire aux larmes entre chaque page.
Les mots manquent pour expliquer à quel point ce livre impose à chaque lecteur : remise en question, réflexions et perturbations ... En effet on ne sort pas indemne de la lecture de ce chef d'oeuvre ...
A lire évidemment
Résumé :
Si c'est un homme raconte l'expérience des camps de concentration des juifs, vécue par l'auteur, pendant la Seconde Guerre mondiale. Il explique, à partir de son quotidien dans le camp, la lutte et l'organisation pour la survie des prisonniers. Tout au long de ce récit, Primo Levi montre les horreurs de la déshumanisation des camps.
Ce livre comprend de nombreuses citations et rappels de La Divine Comédie de Dante : là où Dante descend dans les neuf enfers avant de retrouver le paradis, Primo Levi s'enfonce dans l'horreur de ce camp de concentration. Il est considéré comme un des meilleurs témoignages sur la Shoah, car contrairement à d'autres récits, Primo Lévi ne raconte pas la vie des camps de manière linéaire mais l'explique sur un ton neutre et dépassionné presque à la manière d'un sociologue.
L'auteur est arrêté en février 1944, en Italie, alors qu'il débutait des activités de résistant, dans un groupe très peu organisé. Il est envoyé à Auschwitz, dans un camp de travail. Il échappe de justesse à la sélection qui conduisait à l'élimination pure et simple. De son récit se dégagent l'humiliation, la perte de dignité humaine que les nazis ont fait subir aux Juifs.
Il explique le rôle des kapos qui sont en fait des prisonniers de droit commun, sélectionnés pour leur violence. Il explique aussi les hiérarchies à l'intérieur du camp, le "système" de promotion interne, les combines et ainsi pourquoi certains prisonniers ont pu survivre au "Lager" plusieurs années alors que la plupart y moururent en quelques mois.
Son témoignage est aussi marqué par cette crainte du froid, la faim tenace, le désintéressement complet des prisonniers pour les plus faibles d'entre eux. Dans le camp, la solidarité était totalement absente.
Heureusement, grâce à sa formation de chimiste et essentiellement à sa chance (selon Primo Levi), il va se trouver une place plus protégée. Malade de la scarlatine à l'évacuation du camp par les nazis, il échappe ainsi aux terribles marches de la mort, et organise avec deux autres camarades encore valides la survie de son « Block » à l'infirmerie, où il passe ses derniers jours avant la libération du camp par les soviétiques.
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